Sommet mondial sur l’éducation à Londres : 4 milliards de dollars mobilisés en faveur du Partenariat mondial pour l’éducation

Sommet mondial sur l’éducation à Londres : 4 milliards de dollars mobilisés en faveur du Partenariat mondial pour l’éducation

Le GPE  ou Global partnership for Education  est en bonne voie pour collecter au moins 5 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années afin de transformer l’éducation de millions d’enfants parmi les plus vulnérables du monde.

Un GPE entièrement financé permettrait à 175 millions d’enfants d’apprendre et aiderait à scolariser 88 millions de filles et de garçons supplémentaires d’ici 2025.

Ce sommet a réuni des dirigeants de gouvernements, d’entreprises, de fondations privées et de banques de développement pour leur engagement à soutenir le financement de  l’éducation des enfants dans les pays les plus pauvres du monde.

Les promesses de dons, obtenues lors du Sommet, font suite à l’engagement en faveur de l’éducation des filles pris le mois dernier lors du G7, au cours duquel les dirigeants se sont engagés à investir au moins 2,7 milliards de dollars en faveur du GPE et ont appelé l’ensemble des donateurs à se mobiliser pour financer intégralement l’ambitieux nouveau plan stratégique du GPE.

Le  Royaume-Uni  contribue pour sa part  à hauteur de 430 millions de livres sterling (600 millions de dollars US). Ce qui le place en première place des donateurs bilatéraux du GPE.

 

Boris Johnson , Premier Ministre du Royaume Uni

« Les fonds collectés au Sommet tenu aujourd’hui transformeront la vie de millions d’enfants dans le monde. Le Royaume-Uni est fier d’avoir contribué à hauteur de 430 millions de livres sterling au fonds du Partenariat mondial pour l’éducation et c’est formidable de voir d’autres bailleurs intensifier leurs efforts et contribuer à l’objectif d’assurer une éducation de qualité pour chaque enfant » a déclaré Boris Johnson, le Premier Ministre britannique . « L’éducation est ce qui se rapproche le plus d’une solution miracle pour résoudre une multitude de problèmes auxquels le monde est confronté, des inégalités de genre au changement climatique ; et c’est aussi l’un des moyens les plus sûrs de remettre les économies de nos pays sur pied. Veiller à ce que tous les enfants – et en particulier les filles – puissent recevoir l’éducation qu’ils méritent est l’investissement le plus intelligent que nous puissions faire pour nous assurer de mieux reconstruire après la pandémie. »En plus des 4 milliards de dollars US promis par les donateurs, s’inscrivant dans la déclaration politique du Président kenyan Uhuru Kenyatta en faveur du financement de l’éducation, 19 chefs d’État et de gouvernement se sont engagés à consacrer au moins 20 % de leurs budgets nationaux à l’éducation. Au cours des cinq prochaines années, les pays ayant approuvé cette déclaration se sont engagés à consacrer 196 milliards de dollars américains au financement de l’éducation. Ces engagements constituent un rempart essentiel contre les pertes d’apprentissage résultant de l’impact économique de la COVID-19.

Uhuru Kenyata Président du Kenya

« J’appelle mes homologues chefs d’État à adhérer à la déclaration de financement national et à consacrer au moins 20 % de leurs budgets nationaux à l’éducation », a déclaré Uhuru Kenyatta, Président de la République du Kenya. « C’est le seul moyen de tenir notre promesse envers nos enfants et d’assurer leur avenir grâce à une éducation inclusive et de qualité. »

 

 

 

Le Sommet Mondial  pour l’education a été l’occasion pour un nombre sans précédent d’entreprises, de fondations privées et de banques de développement, ainsi qu’un large éventail de partenaires, de s’engager collectivement à investir 1 milliard de dollars à travers des instruments de financement innovants qui permettent de fournir aux pays partenaires des fonds catalytiques en complément des investissements du GPE. Des entreprises et des fondations privées se sont engagées à investir plus de 100 millions de dollars, notamment grâce à des financements innovants.

Julia Jillard , ancienne PM d’Australie et actuelle Sécretaire generale du GPE

« Le Sommet mondial sur l’éducation a permis de placer l’éducation en tête de l’agenda international et de rappeler le rôle essentiel de    l’éducation dans la lutte contre la pauvreté, la prévention du changement climatique et l’amélioration des résultats en matière de santé », a déclaré Julia Gillard, présidente du Conseil d’administration du GPE et ancienne Première ministre d’Australie. « Le Sommet représente une avancée pour des millions d’enfants et de jeunes à travers le monde dont l’éducation a été bouleversée par la pandémie. C’est une étape cruciale afin de garantir que l’éducation soit au cœur de notre stratégie de relance. »

Le Sommet a rappelé le rôle clé que joue l’éducation pour accélérer la lutte pour mettre fin à la pauvreté, prévenir le changement climatique et améliorer la santé. Il a également souligné l’importance de faire de l’éducation une des priorités de l’agenda international, à l’heure où le monde continue de faire face aux impacts de la pandémie de COVID-19 et de s’en remettre. La diversité des profils des participants a démontré l’élan de solidarité internationale pour donner la priorité à l’éducation des enfants et des jeunes dans les pays aux revenus les plus faibles du monde.

Le Sommet a enregistré des engagements records de financements internationaux, nationaux et privés en faveur de l’éducation, représentant ainsi un énorme soutien à l’amélioration de l’éducation des enfants dans les pays les plus pauvres du monde.

Le Sommet s’est ouvert le 28 juillet avec quatre sessions en ligne animées par plus de 80 intervenants affiliés à diverses organisations sur les thèmes suivants : Relancer l’éducation : ce qu’on a appris de la COVID-19 ; L’égalité des genres par et grâce à l’éducation ; L’effet multiplicateur : l’impact de l’éducation pour un monde durable et Financer pour générer un impact : volume, équité, efficience.

Le 29 juillet, près de 100 intervenants se sont exprimés pendant le Sommet en présentiel à Londres ou en ligne, via le portal dédié.

De plus, 150 partenaires ont par ailleurs organisé 70 événements parallèles, entre le 19 et le 28 juillet, tous en rapport avec les thèmes du sommet, notamment l’égalité des genres, l’enseignement et l’apprentissage, l’accès et l’inclusion, l’impact de la COVID-19 sur l’éducation, le financement national de l’éducation et les changements climatiques.

Le Sommet a été une démonstration de haut niveau de l’engagement de la communauté internationale à travailler en partenariat, à travers le GPE, pour mettre fin à la crise de l’apprentissage, et un signe d’approbation du nouveau plan stratégique du GPE, le GPE 2025.

Les engagements pris aideront le monde à accélérer les progrès pour offrir 12 années d’éducation de qualité plus une année de maternelle aux filles et aux garçons les plus marginalisés, et se remettre sur la bonne voie pour atteindre l’Objectif de développement durable N°4.

Le Sommet s’appuie sur le succès de la campagne « Lève la main » du GPE. Depuis son lancement en octobre 2020, le GPE a mobilisé le soutien de leaders politiques tels que le Président français Emmanuel Macron, la Première ministre norvégienne Erna Solberg, des célébrités telles que la star internationale de football Didier Drogba et le champion olympique kényan Eliud Kipchoge, des dirigeants d’organisations internationales et de la société civile, et des jeunes leaders du monde entier.

Des engagements de financement national

Dans le cadre de la campagne de financement du GPE, les chefs d’État ont approuvé un appel à l’action sur le financement national de l’éducation, initié par le Président Kenyatta du Kenya. Le soutien de ses homologues à cette initiative témoignent du haut niveau de volonté politique des États à accorder la priorité au financement national de l’éducation, et ce à un moment aussi critique.

Jusqu’ici, 19 chefs d’État ont approuvé la Déclaration du Président Kenyatta qui appelle les pays à protéger et augmenter leurs dépenses d’éducation jusqu’à ce qu’elles atteignent la référence mondiale d’au moins 20 pourcent de leurs budgets nationaux. Les pays ayant approuvé cette déclaration s’engagent à financer l’éducation à hauteur de près de 196 milliards de dollars US au cours des cinq prochaines années.

Maintenir le financement national en tête de l’agenda politique des pays partenaires du GPE est un objectif qui s’étend bien au-delà du Sommet. La Déclaration du Président Kenyatta vise à pousser un plus grand nombre de pays partenaires à s’engager à accorder la priorité au financement de l’éducation dans leurs budgets nationaux et à progresser vers la référence mondiale de 20 pourcent. Le Kenya, qui alloue déjà 26 pourcent de son budget national à l’éducation, est un leader en matière de financement national de l’éducation en Afrique.

En plus de ceux qui ont approuvé la Déclaration du Président Kenyatta, 25 pays se sont engagés, à titre individuel, à accorder la priorité et protéger le volume du financement de l’éducation, et améliorer son efficacité et son équité, tout en veillant à ce qu’il atteigne de mieux en mieux ceux qui en ont le plus besoin, notamment les filles, les enfants handicapés, les populations déplacées ou celles qui vivent dans des zones difficiles d’accès. Ces groupes marginalisés ont été les plus touchés par la pandémie.

Les budgets nationaux représentent la plus grande part du financement de l’éducation. Ces engagements sont donc essentiels pour garantir aux systèmes éducatifs d’être correctement financés pour se remettre des effets de la pandémie et limiter les pertes d’apprentissage dont sont victimes tant d’enfants dont la scolarité a été interrompue pendant cette période.

Un engagement des donateurs

Pendant le Sommet, 23 donateurs ont annoncé des contributions au fonds du GPE d’un montant total record de 4 milliards de dollars. Cela place le GPE en bonne voie d’atteindre son objectif de lever au moins 5 milliards de dollars au cours des 5 prochaines années.

Ces annonces de contributions s’appuient sur l’engagement en faveur de l’éducation des filles pris le mois dernier au Sommet du G7, au cours duquel le Royaume-Uni a pu sécuriser un engagement collectif des pays du G7 à financer le GPE à hauteur d’au moins 2,75 milliards de dollars, et a appelé les autres donateurs à se mobiliser et à financer intégralement le nouveau plan quinquennal ambitieux du GPE.

Ce montant inclut l’annonce de contribution de 430 millions de livres sterling (600 millions de dollars US) faite par le Royaume-Uni, qui reste à ce jour sa plus importante contribution au fonds du GPE et lui permet de conserver sa position de premier contributeur bilatéral au fonds du GPE.

L’Union européenne a quant à elle battu un record en annonçant une contribution de 700 millions d’euros (830 millions de dollars). Il s’agit de la plus importante annonce de contribution d’un donateur unique au fonds du GPE jamais enregistrée.

Les donateurs du Moyen-Orient ont eux aussi augmenté leur soutien au GPE, les Émirats arabes unis, le Koweït et l’Arabie saoudite promettant un montant total combiné de 133 millions de dollars, démontrant leur rôle croissant dans l’éducation au niveau international.

La Fondation LEGO a rejoint le partenariat en promettant 10 millions de dollars, l’annonce de contribution la plus importante que le GPE ait jamais reçu d’une fondation privée.

Nous avons accueilli 4 nouveaux donateurs au sein du Partenariat, ce qui prouve que le GPE continue à accroître et à diversifier sa base de donateurs. La Finlande et la Corée du sud sont de retour au sein du partenariat avec des annonces contributions en nette augmentation.

Des cofinancements

Des dirigeants d’entreprises, de fondations et de banques de développement, ainsi que divers partenaires, ont mobilisé plus de 1,1 milliard de dollars en guise de cofinancement catalytique en faveur du fonds à effet multiplicateur du GPE. Cela représente un grand pas vers l’objectif du GPE de mobiliser des cofinancements supplémentaires à hauteur de 3 milliards de dollars sur cinq ans.

Ce montant inclut plus de 100 millions de dollars provenant d’entreprises et de fondations privées, dont cinq nouvelles fondations et neuf nouveaux partenaires du secteur privé.

Les membres du Groupe de coordination arabe ont annoncé la mise à disposition de la somme de 400 millions de dollars en guise cofinancement pour débloquer des financements du fonds à effet multiplicateur du GPE.

700 millions de dollars supplémentaires ont déjà été sécurisés sur la base des manifestations d’intérêt approuvées pour l’année 2021.

Les partenaires du secteur privé ont lancé deux nouveaux partenariats public-privé majeurs pour soutenir les pays partenaires du GPE, l’un pour tirer parti de leur expertise en matière de marketing social en vue d’augmenter les taux de scolarisation des filles, et l’autre pour renforcer les systèmes de données, en vue d’améliorer le fonctionnement des systèmes éducatifs basé sur des preuves. Ces engagements en nature sont évalués à hauteur de 6,5 millions de dollars.

Prochaines étapes

Le Sommet mondial sur l’éducation a fourni un énorme coup de pouce financier pour soutenir l’éducation des millions d’enfants et de jeunes à travers le monde dont l’éducation a été profondément affectée par la pandémie de COVID-19, exacerbant une crise de l’apprentissage déjà grave dans les pays aux revenus les plus faibles du monde.

Les 4 milliards de dollars annoncés par les donateurs en faveur du GPE au Sommet mondial sur l’éducation aujourd’hui représentent 80 pourcent de l’objectif de financement déjà atteint par le GPE sur les seuls six premiers mois de notre campagne de financement qui s’étale sur cinq ans.

Un certain nombre de donateurs ont également indiqué leur intention de s’engager sur toute la période ou leur incapacité à le faire pour le moment. Cependant, le GPE prévoit qu’au moins 500 millions de dollars de fonds supplémentaires seront obtenus de ces donateurs et inclus dans le total disponible pour les allocations aux pays. Cela porte les projections de contributions au fonds du GPE à 4,5 milliards de dollars, soit une moyenne de 900 millions de dollars par an, représentant ainsi une augmentation de 30 pourcent par rapport à la précédente campagne de financement.

Face à tant d’enjeux pour les enfants les plus vulnérables, notamment les filles les plus pauvres, le GPE poursuivra ses efforts pour mobiliser davantage et de meilleurs financements pour soutenir l’éducation.

Relever les défis qui nous attendent nécessite que de nouveaux donateurs rejoignent le partenariat, que les donateurs actuels continuent de jouer leur rôle de leader, que les pays partenaires mettent en œuvre leurs engagements et que la société civile et les jeunes militants continuent de se mobiliser.

Sources: GPE website